FAQ

Il y a autant de définitions qu'il y a de designers.

 

Selon moi, le design industriel repose sur la rigueur technique et l'attention portée à l'humain. L'alliance de la fonction et de la forme. Un bon design est un design qui répond à un besoin réel, qui peut être fabriqué et qui transmet une émotion.

 

Le design ne se résume pas au marketing. S'il génère de la valeur, c’est parce qu’il est pertinent. Il naît sur le terrain, dans l’observation et le questionnement, et aboutit à des objets si naturellement intégrés à notre quotidien qu’ils en deviennent invisibles.

 

C'est cette définition qui oriente mes projets, du design centré usage jusqu'au prototypage.

Parce que la curiosité n'est pas un vilain défaut, mais une force. 

 

Les designers que j'admire comme Dieter Rams, Le Corbusier, Charles et Ray Eames, Virgil Abloh, on tous un point commun : ils ne se limitent pas à une discipline. Leur force réside dans leur capacité à créer des ponts et à rester ouverts.

 

C’est cette approche qui guide mon travail. J’ai conçu des projets très variés : accessoire de mobilité douce, système de secours nautique, lunettes éco-conçues, véhicules pour personnes à mobilité réduite, avec la même envie de comprendre le problème avant d’y répondre.

 

Cette démarche se nourrit d’explorations parallèles. La photographie m’apprend le regard, le graphisme la cohérence, l’architecture la lecture de l’espace, la mode les matières, la peinture l’intuition, et le montage vidéo ou la musique le rythme et la narration.

 

Aujourd’hui, lorsque je conçois un objet, je pense autant à son usage qu’à la manière dont il sera perçu, touché et vécu. En design produit, les contextes changent, mais l’exigence et la rigueur restent.

Elles peuvent se résumer en quatre grands points.

 

1. Comprendre avant de concevoir.

Tout commence par une analyse : interviews d'utilisateurs, sondages, observation terrain, moodboard, benchmark. C'est le cœur du design thinking appliqué à la conception industrielle.

 

2. Explorer sans s'autocensurer.

La phase de recherche a pour objectif de produire un maximum d'options avant de choisir les plus pertinentes. Elle passe par des étapes de croquis, d'inspirations, de maquettes d'intentions, etc.

 

3. Concevoir avec précision.

Vient ensuite le développement : la modélisation 3D sous SolidWorks ou Rhinocéros, par exemple, transforme les concepts en géométrie détaillée. Les matériaux, les procédés de fabrication et les contraintes ergonomiques ont un rôle crucial à jouer à cette étape.

 

4. Valider par le prototype.

Pour finir, lors du rendu, les maquettes, l'impression 3D, et les premiers de série permettent de tester et de corriger. C'est à cet instant que le design produit devient réel et que les meilleures décisions émergent.

Par conviction, avant même d'être designer.
 

J’ai eu la chance de grandir avec cette conscience, et le design m’offre aujourd’hui une capacité d’action en amont, avant même que l’objet n’existe. C’est en partie pour cela que je suis devenu designer : pour avoir un impact réel sur ce que nous fabriquerons demain.

 

Le projet qui m’a le plus formé à cette approche est GreenGlasses. En travaillant aux côtés d’experts en matériaux, j’ai pu confronter mes intentions aux réalités industrielles : contraintes de l’injection, propriétés des matières recyclées, limites et potentiels concrets. Vouloir faire de l’éco-conception est une chose ; se confronter à la matière avec ceux qui la maîtrisent en est une autre. Cette expérience m’a apporté une rigueur essentielle.

 

Aujourd’hui, la conception responsable n’est plus une option, mais une exigence à la fois écologique et réglementaire, portée notamment par la Loi AGEC et par l’émergence d’acteurs engagés comme les entreprises B Corp.

 

Des projets comme GreenGlasses et Leayer m’ont permis de défendre une conviction forte : la matière n’est pas une contrainte, mais un point de départ. Partir de l’existant, comprendre ses propriétés mécaniques et en révéler le potentiel pour créer des objets désirables. Pour moi, c'est ça l'éco-conception.

Trois choses.

 

1. Un double cursus rare.

J'ai suivi un BTS en Conception de Produits Industriels avant de faire un Bachelor en Design Produit. Ça signifie que je lis un plan de fabrication aussi bien que je pense une ambiance visuelle. Mes apprentissages me permettent de naviguer entre CAO technique et outils de rendu créatif, en maîtrisant chaque étape : du brief à la réalisation.

 

2. Des expériences en conditions réelles.

En bureau d'études sur des véhicules pour personnes handicapées, j'ai appris ce qu'est un projet avec des contraintes de série, des dossiers de production et des réductions de coûts mesurables. Le travail en agence de design pluridisciplinaire où j'ai pu collaborer sur plus d'une vingtaine de projets, un rythme qui oblige à être efficace, à se positionner vite, à produire sans se perdre. Et enseigner le design m’oblige à formaliser ce que je sais, à transmettre une méthode et à rester exigeant. C’est une pratique que je considère comme une chance autant qu’une responsabilité.

 

3. Un regard nourri par le monde.

Ma pratique de la photographie, mon attirance pour l'architecture, le graphisme, la mode, la vidéo, la peinture et tout ce que ça m'apprend. Ce n'est pas de la dispersion. C'est ce qui fait que je ne regarde pas un objet, je le comprend.